Les marchés financiers des Émirats arabes unis ont fortement reculé mercredi lors de leur réouverture, après une suspension exceptionnelle de deux jours provoquée par l’escalade militaire entre l’Iran, les États-Unis et Israël.
À la reprise des échanges, les deux principales places boursières du pays, la Bourse de Dubaï et l’Abu Dhabi Securities Exchange, ont enregistré des pertes proches de 5 %, illustrant l’inquiétude des investisseurs face à l’instabilité géopolitique dans la région.
Les autorités des Émirats avaient décidé de fermer les marchés les 2 et 3 mars afin de limiter la volatilité après une série d’attaques de missiles et de drones lancées par l’Iran dans le Golfe. Cette mesure exceptionnelle visait à protéger les investisseurs et à éviter des mouvements brusques sur les marchés financiers dans un contexte de tensions militaires croissantes.
La reprise des échanges s’est faite dans un climat de prudence, marqué par un regain de nervosité des investisseurs et une forte baisse de l’appétit pour le risque.
L’escalade au Moyen-Orient a également provoqué des turbulences sur les marchés internationaux. Plusieurs grandes places boursières ont enregistré des replis importants, tandis que les prix du pétrole ont fortement progressé en raison des craintes sur l’approvisionnement énergétique mondial.
La situation est notamment aggravée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Les tensions autour de cette voie maritime essentielle alimentent les inquiétudes d’une crise énergétique prolongée.
Dans ce contexte incertain, les analystes anticipent une période de forte volatilité sur les marchés du Golfe. Les investisseurs surveillent de près l’évolution du conflit et ses conséquences sur l’économie régionale et mondiale.
Si la situation devait s’aggraver ou si les perturbations du commerce pétrolier se prolongeaient, les marchés pourraient rester sous pression dans les semaines à venir.