Avec plus de 70 % de ses produits alimentaires provenant de l’importation, Maurice reste exposée aux fluctuations des marchés internationaux. Cette forte dépendance relance les interrogations sur la capacité du pays à renforcer son autosuffisance alimentaire face aux défis économiques mondiaux. Dans un contexte déjà marqué par la pression sur les prix, la situation internationale suscite une vigilance accrue des autorités et des consommateurs.
L’escalade des tensions au Moyen-Orient ravive les inquiétudes concernant les chaînes d’approvisionnement et l’évolution des coûts des denrées essentielles. Les risques de hausse des prix continuent d’alimenter le débat sur la sécurité alimentaire et la nécessité de développer davantage la production locale pour réduire la dépendance extérieure.
Le ministre de l’Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell, se veut rassurant. Il a présidé un comité d’urgence sur la sécurité alimentaire ce mardi 3 mars. Il affirme qu’« aucun problème concernant l’alimentation » n’est actuellement signalé sur le marché local.
Krit Beeharry affirme que Maurice est déjà autosuffisante dans plusieurs productions, pas uniquement les légumes.
De son côté, Quayshar, fondateur de Roof Top Gardening, estime que les consommateurs pourraient subir les répercussions économiques du conflit. Il souligne que l’agriculture locale dépend fortement des engrais importés, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix, même si ces produits ne transitent pas directement par le détroit d’Ormuz.
Il recommande par ailleurs aux habitants de cultiver certains aliments et fruits à domicile, notamment dans des conteneurs, afin de renforcer l’autosuffisance alimentaire à l’échelle des ménages.