La stratégie diplomatique de l’Inde face aux tensions au Moyen-Orient est à nouveau mise à l’épreuve après les frappes iraniennes contre des intérêts liés aux États-Unis et à Israël. Selon des analystes, New Delhi se retrouve souvent en position réactive lors des crises régionales, comme durant la guerre du Golfe en 1991 ou les conflits au Yémen et les tensions Iran-Israël récentes.
L’Inde reste toutefois dépendante économiquement de la région du Golfe, qui fournit une grande partie de ses ressources énergétiques via le détroit d’Ormuz. Une éventuelle fermeture de cette route maritime aurait des conséquences majeures sur l’économie indienne, déjà fragilisée par la réduction des importations russes sous pression américaine.
Sur le plan intérieur, des manifestations pro-iraniennes ont été observées dans certaines régions à forte population musulmane, notamment au Kashmir, traduisant à la fois une solidarité communautaire et une contestation de la politique étrangère indienne, jugée proche d’Israël et des pays du Golfe depuis quelques années.