Face à la hausse préoccupante des cybercrimes, du cyberharcèlement et des abus liés aux réseaux sociaux, notamment sur des plateformes comme Telegram, les autorités entendent renforcer leur réponse légale et opérationnelle. Le ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation, Avinash Ramtohul, affirme que le gouvernement est pleinement conscient des dérives liées à l’intelligence artificielle générative et à l’évolution rapide des usages numériques à Maurice, lors d’un entretien accordé à Top FM.
Dans ce contexte, le ministre confirme la volonté du gouvernement de revoir la Cybersecurity and Cybercrime Act afin d’y intégrer ces nouveaux enjeux. Il évoque notamment la possibilité de mettre en place une instance dédiée aux victimes de cybercrimes, incluant une hotline nationale, permettant aux personnes concernées de signaler rapidement les faits et d’obtenir une assistance.
Avinash Ramtohul reconnaît par ailleurs les limites actuelles de l’ICT Act, notamment le faible nombre de condamnations sous certaines dispositions, en raison de formulations jugées trop larges et difficiles à appliquer juridiquement. Cette situation démontre, selon le ministre, la nécessité de revoir l’ICT Act afin de mieux définir les infractions et de renforcer la capacité des autorités à agir.