Malgré une légère amélioration du taux de remplissage des réservoirs au 2 mars, la saison estivale demeure marquée par un important déficit pluviométrique, et les perspectives pour les semaines à venir restent peu encourageantes. Les dernières données officielles indiquent que le cumul des précipitations pour la saison a été revu à la baisse. Entre novembre 2025 et janvier 2026, les pluies ont été irrégulières et globalement insuffisantes. Dans ce contexte, la Central Water Authority (CWA) pourrait être amenée à revoir son protocole de distribution d’eau.
À Maurice, novembre a été exceptionnellement humide avec 140 mm, soit 165 % de la moyenne historique (1991-2020), tandis que décembre est resté proche de la normale avec 171 mm (104 %). Toutefois, ces épisodes n’ont pas suffi à compenser le manque d’eau enregistré sur l’ensemble de la saison.
Au 2 mars 2026, le taux de remplissage global des réservoirs s’établit à 67,1 %, contre 40,2 % à la même période l’an dernier. Si certains bassins affichent des niveaux satisfaisants, le volume total stocké reste en dessous de la moyenne à long terme (79,7 %).
Face à cette situation, le ministre de l’Énergie et des Services publics, Patrick Assirvaden, doit rencontrer les principaux acteurs du secteur cette semaine. Selon nos informations, il est fort probable que le protocole de distribution d’eau soit réévalué, tant pour l’irrigation agricole que pour l’usage domestique.
La Central Water Authority (CWA) pourrait ainsi envisager des ajustements afin d’anticiper une éventuelle aggravation de la situation hydrique dans les mois à venir. La vigilance reste donc de mise, alors que l’île traverse une saison estivale bien en dessous des normales saisonnières.