Selon le Comité contre la torture (CAT) des Nations unies, près de la moitié des détenus dans les prisons mauriciennes, soit 48,7 %, sont actuellement en détention provisoire, un taux jugé excessif et contraire aux normes internationales en matière de droits humains.
Ce taux élevé serait principalement lié à la lenteur des procédures judiciaires, à la multiplication des renvois et à l’insuffisance de recours aux alternatives à l’incarcération.
Najah Abdulla Ahmed, vice-présidente de la division National Preventive Mechanism (NPM) de la Commission nationale des droits de l’homme (CNCDH), qualifie la situation d’inquiétante, rappelant que les personnes placées en détention provisoire sont, en droit, présumées innocentes.
La vice-présidente plaide en faveur de la création d’un Criminal Justice Committee, ainsi que de l’adoption de nouvelles législations visant à améliorer le système pénal et carcéral.