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Shane: Le 11/01/2026 à 15:59 | MAJ à 11/01/2026 à 16:08
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Publié : Le 11/01/2026 à 15:59 | MAJ à 11/01/2026 à 16:08
Par : La Redaction

Au Gabon, la question de la peine de mort refait surface et suscite de vives réactions depuis ce jeudi 8 janvier. En toile de fond : une vive émotion au sein de la population, alimentée par la médiatisation de plusieurs crimes rituels particulièrement violents.

Lors de la présentation de ses vœux à l’administration, le président Brice Oligui Nguema n’a pas exclu un éventuel retour de la peine capitale, pourtant abolie en 2010. La dernière exécution dans le pays remonte à 1985. Le chef de l’État a indiqué que cette question pourrait être soumise à une consultation populaire.

Avant lui, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy-Bertrand Mapangou, avait appelé à « relancer le débat », estimant que la réclusion à perpétuité ne dissuade plus les criminels et que des voix de plus en plus nombreuses réclament un durcissement des sanctions.

Mais cette perspective divise profondément. Le sénateur et défenseur des droits humains, Marc Ona Essangui, rappelle que l’abolition de la peine de mort constitue un acquis démocratique majeur et estime qu’il n’est ni opportun ni nécessaire de rouvrir ce dossier sensible.

Même position du côté de l’ONG SOS Prisonniers, qui qualifie cette éventualité « d’irresponsable » dans un contexte où les erreurs judiciaires demeurent possibles. L’organisation souligne que la peine de mort ne prévient pas le crime et peut conduire à l’irréparable.

Son président, Lionel Engonga, dénonce une réponse dictée par l’émotion populaire et plaide plutôt pour un renforcement des moyens, de l’indépendance et de l’efficacité de la justice gabonaise.