À Maurice, derrière les cartes postales de plages idylliques et de loisirs ensoleillés, une autre réalité s’impose à une partie grandissante de la jeunesse. Confrontés à un coût de la vie en constante augmentation, à des salaires qui peinent à suivre l’inflation et à des perspectives d’épargne de plus en plus limitées, de nombreux jeunes se tournent vers l’hédonisme, non pas par insouciance, mais comme une forme de refuge.
Le stress permanent lié au monde du travail, la pression de réussir rapidement et le sentiment de ne jamais pouvoir rattraper le niveau de vie de leurs parents poussent ainsi de nombreux jeunes à privilégier les plaisirs immédiats.
« Les jeunes d’aujourd’hui ont compris que les sacrifices consentis aujourd’hui ne garantissent plus nécessairement la sécurité de demain », souligne Virginie Saramandif, consultante en santé mentale et en bien-être émotionnel.
Selon Virginie Saramandif, cette évolution des mentalités traduit également un rejet des apparences au profit de l’authenticité.
Pour Shakshee, présidente de l’ONG Faith, le cœur du problème reste avant tout économique.
Marcel, jeune diplômé, partage ce constat avec amertume. Selon lui, les efforts consentis par les jeunes, qu’il s’agisse d’études ou d’engagement professionnel, « restent souvent vains » face à un marché du travail saturé et à des opportunités jugées insuffisantes.