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Sahil Jeemon: Le 23/01/2026 à 12:43 | MAJ à 23/01/2026 à 16:37
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Publié : Le 23/01/2026 à 12:43 | MAJ à 23/01/2026 à 16:37
Par : La Redaction

La Cour suprême de Maurice a prononcé de lourdes peines de servitude pénale contre deux ressortissantes malawites reconnues coupables d’importation d’héroïne, dans un jugement qui souligne une nouvelle fois la fermeté absolue des juridictions mauriciennes face au trafic international de drogues.

Dans l’affaire The State v Mercy Fatima Mandala & Victoria Sitolo Mwale (2026 SCJ 38), le juge Mehdi Manrakhan a condamné les deux accusées après leur plaidoyer de culpabilité, portant sur l’importation de quantités très importantes d’héroïne, dissimulées sous forme de boulettes avalées avant leur arrivée à Maurice.

Les faits remontent à juillet 2022. Les deux cousines, âgées de 30 et 39 ans, sont arrivées à l’aéroport international SSRN en provenance de Johannesburg. Un scanner corporel a révélé la présence de substances étrangères dans leur estomac. Elles ont ensuite expulsé, sous surveillance médicale, plus de 1,3 kilo d’héroïne, pour une valeur marchande cumulée avoisinant 20 millions de roupies.

Dans une motivation détaillée, le juge Mehdi Manrakhan a insisté sur la gravité extrême des infractions, soulignant que la méthode employée — l’ingestion de boulettes — révélait l’existence d’un réseau criminel transnational structuré. La Cour a rejeté toute allégation de contrainte, estimant que les accusées avaient agi volontairement pour un gain financier, en échange d’une promesse de 4 000 dollars américains chacune.

Tout en reconnaissant les circonstances atténuantes — plaidoyer rapide, absence d’antécédents judiciaires, remords exprimés et responsabilités familiales — la Cour a jugé que celles-ci ne pouvaient l’emporter sur la nécessité de dissuasion et de protection de la société.

Le juge a fixé les peines à 26 ans de servitude pénale pour Mercy Fatima Mandala et 24 ans pour Victoria Sitolo Mwale, assorties chacune d’une amende de Rs 50 000.

Un jugement sans équivoque, qui réaffirme que le rôle de simple passeur n’atténue en rien la gravité du trafic de drogues à Maurice.