L’intervention de la police, dimanche sur la plage publique de Palmar, dans l’Est, visant à mettre fin à des nuisances sonores provoquées par des fêtards, a dégénéré. Confrontés à une foule hostile et à des insultes, les policiers ont été contraints de quitter les lieux. Cet incident a suscité de nombreuses réactions et relancé le débat sur les moyens et les méthodes de la force policière. D’anciens responsables de la police et des représentants syndicaux pointent à la fois des failles opérationnelles et des axes d’amélioration.
L’ancien Assistant Surintendant de Police (ASP), Roshan Kokil, estime que face à une situation de ce type, la police devait soit agir immédiatement, soit se retirer temporairement pour revenir avec des renforts. Il rappelle que la police est mandatée par la loi pour faire usage de la force lorsque la situation l’exige.
Pour l’ASP Kokil, si la police n’est pas en mesure d’agir efficacement pour une infraction de pollution sonore, que se passera-t-il face à des situations beaucoup plus graves ? s’interroge-t-il.
De son côté, Ranjit Jokhoo, inspecteur de police à la retraite, salue le fait que les policiers n’aient pas répondu par la violence, estimant que la retenue a permis d’éviter une escalade plus grave et de possibles blessures.
Pour sa part, le sergent Ajeet Fokeer, représentant de la Police Fighters Union, insiste sur la nécessité de moderniser les équipements.
À hier après-midi, huit personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.