Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a lancé un avertissement sans détour ce lundi 23 mars : le monde pourrait traverser la plus grave crise énergétique depuis plusieurs décennies. Selon lui, aucun pays ne serait épargné par les répercussions économiques de la flambée des tensions au Moyen-Orient, qu’il qualifie de « danger majeur » pour l’économie mondiale.
La situation sur le terrain s’intensifie. L’Iran a prévenu qu’il pourrait frapper des infrastructures stratégiques dans la région et fermer complètement le détroit d’Ormuz si ses centrales électriques subissent de nouvelles attaques, en réponse à l’ultimatum lancé par Donald Trump. Ce dernier avait menacé la veille de détruire les installations énergétiques iraniennes si le passage stratégique n’était pas rouvert sous 48 heures.
Dimanche, Téhéran a confirmé que ses réseaux d’eau et d’énergie avaient subi d’importants dégâts. Les frappes se multiplient. Samedi 21 mars, les forces américaines et israéliennes ont ciblé le site nucléaire iranien de Natanz, situé à plus de 200 km au sud-est de Téhéran.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à la retenue pour éviter tout accident nucléaire. En riposte, l’Iran a touché la ville israélienne de Dimona, où se trouve un centre de recherche nucléaire, ainsi que la ville d’Arad, au sud d’Israël. Sur le front militaire, Israël se prépare à un conflit prolongé. Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a averti que « plusieurs semaines de combats » contre le Hezbollah et les forces iraniennes étaient à prévoir.