Depuis le samedi 28 février, le monde semble être entré dans une nouvelle phase d’instabilité majeure. La confrontation ouverte au Moyen-Orient, impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël, fait craindre des répercussions politiques et économiques d’envergure internationale.
Commentant la situation intérieure iranienne, Bernard Saminaden, journaliste et observateur politique, estime qu’environ 80 % de la population serait opposée au régime actuel. Selon lui, une large frange de la jeunesse aspire à un Iran davantage ouvert sur le monde et plus proche des standards occidentaux.
Cette fracture générationnelle traduit un malaise profond au sein de la société iranienne, où les aspirations à plus de libertés civiles et politiques se heurtent à la rigidité du pouvoir en place.
La perspective d’un Iran démocratique ne laisserait pas indifférents les pays voisins. Toujours selon Bernard Saminaden, plusieurs États du Golfe, majoritairement autocratiques, redouteraient un effet de contagion démocratique. Un changement de régime à Téhéran pourrait, en effet, raviver des revendications internes dans ces pays, souligne l’observateur politique.
Par ailleurs, les frappes de missiles menées par les États-Unis contre des cibles dans des pays arabes auraient provoqué un effet inverse à celui escompté. Selon Bernard Saminaden, ces attaques auraient contribué à resserrer les rangs autour du guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei.
C’était lors de l’émission Tempo La So ce lundi 2 mars.