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Sahil Jeemon: Le 12/02/2026 à 10:48 | MAJ à 12/02/2026 à 10:49
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Publié : Le 12/02/2026 à 10:48 | MAJ à 12/02/2026 à 10:49
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Le cyclone Gezani a semé la destruction à Toamasina, deuxième ville de Madagascar, mardi soir, faisant au moins 31 victimes selon un bilan provisoire. Les autorités craignent que ce chiffre continue de grimper, tandis que 15 personnes restent portées disparues et 33 autres sont gravement blessées.

Le colonel Michaël Randrianirina, à la tête du pays, a qualifié la situation de catastrophe nationale et lancé un appel à l’aide internationale, précisant que Madagascar ne pouvait gérer seule les conséquences du passage du cyclone.

Avec des rafales atteignant 250 km/h, la tempête a arraché les toits de 90 % des habitations, laissant des rues impraticables et des milliers de personnes isolées. Action contre la faim décrit la situation comme un « chaos total », entre maisons détruites, routes bloquées et véhicules ensevelis sous les débris. Quinze membres de la protection civile militaire ont été mobilisés pour assister aux opérations de secours.

Le CMRS de La Réunion a estimé que l’impact de Gezani pourrait être parmi les plus violents jamais enregistrés à Toamasina depuis le début de l’ère satellitaire, rivalisant avec le cyclone Geralda de 1994, qui avait fait plus de 200 morts et 500 000 sinistrés. L’aéroport de la ville reste fermé aux vols commerciaux, ne laissant passer que les missions humanitaires et militaires.

Cette catastrophe rappelle la vulnérabilité des constructions locales, dont plus de 70 % sont en matériaux précaires, et met en évidence l’urgence d’une aide nationale et internationale pour faire face à l’ampleur des dégâts. Les autorités poursuivent les opérations de secours, appelant à une aide internationale urgente.