Un peu plus d’un mois après avoir lancé aux manifestants iraniens que « l’aide arrivait », Donald Trump voit désormais ses paroles accompagnées d’actes. À l’époque, la présence militaire américaine dans la région était limitée. Aujourd’hui, une force américaine majeure est en cours de déploiement à proximité de l’Iran, marquant un tournant stratégique significatif.
L’élément central de ce dispositif est naval. Le porte-avions USS Abraham Lincoln est désormais rejoint par le USS Gerald R. Ford et leurs groupes d’attaque respectifs. Au total, deux porte-avions de classe Nimitz, accompagnés d’au moins onze destroyers équipés de missiles Tomahawk, de navires de soutien et de sous-marins nucléaires d’attaque, sont positionnés dans la région.
À cette force maritime s’ajoute un important renforcement des défenses aériennes. Depuis une dizaine de jours, des avions de transport stratégiques C-5 et C-17 acheminent des systèmes de défense vers des bases américaines au Moyen-Orient. Israël a parallèlement redéployé certaines batteries du Dôme de fer vers ses frontières orientales, en prévision d’éventuelles représailles iraniennes.
Troisième pilier du dispositif : l’aviation. Les États-Unis ont déployé un nombre élevé de ravitailleurs KC-135, permettant des opérations aériennes de longue durée depuis des bases éloignées et politiquement moins sensibles. Plus de 100 avions de combat américains – F-15, F-18, F-22, F-35 et bombardiers B-2 – sont désormais disponibles dans le théâtre d’opérations potentiel, appuyés par six avions de surveillance et de commandement E-3 Sentry, véritables quartiers généraux volants.
Selon les analyses de données et d’imagerie satellite de Sky News, ce déploiement dépasse largement un simple signal politique. Il suggère la capacité – et peut-être la préparation – à une campagne militaire prolongée, même si l’usage précis de cette puissance reste, à ce stade, sujet à spéculation.