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Keshinee: Le 25/02/2026 à 11:43 | MAJ à 25/02/2026 à 11:45
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Publié : Le 25/02/2026 à 11:43 | MAJ à 25/02/2026 à 11:45
Par : La Redaction

La commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour a repris ses travaux ce mercredi 25 février, sous la présidence de l’ancien juge Paul Lam Shang Leen, en présence des membres de la famille du défunt ainsi que de leur avocat, Me Deepak Rutnah.

La première partie de la séance a été marquée par la comparution du Principal Prisons Welfare Officer J., en poste à la prison de Melrose depuis octobre 2025, ainsi que du Chief Prisons Welfare Officer, M.R., fort de 37 années de service au sein de l’administration pénitentiaire.

Le Principal Welfare Officer J. a expliqué que le rôle des services sociaux en milieu carcéral repose principalement sur la réhabilitation et le suivi des détenus. Interrogé sur les relations entre détenus et personnel, il a indiqué qu’elles sont parfois tendues, mais que les Welfare Officers interviennent pour désamorcer les conflits et maintenir le dialogue.

Il a également été rappelé qu’un Detainees Council est opérationnel afin de recueillir les doléances et suggestions des détenus, sous la présidence du Deputy Commissioner of Prisons. Les plaintes sont enregistrées et font l’objet d’un suivi.

La commission a aussi abordé la question de la surpopulation et du manque d’effectifs. La capacité optimale de la prison serait de 922 détenus, alors que l’effectif réel s’élève actuellement à environ 845. En moyenne, trois officiers sont affectés par unité pour une centaine de détenus. Une pénurie d’effectifs a été évoquée dans plusieurs unités, avec des ratios pouvant varier selon les chiffres présentés devant la commission.

Le Chief Prisons Welfare Officer, M.R., qui a été en poste à Melrose entre 2017 et 2020 avant d’être affecté ailleurs, a pour sa part insisté sur l’importance de la réhabilitation. Il a reconnu qu’un taux de récidive avoisinant les 70 % constitue un défi majeur. Interrogé par Paul Lam Shang Leen sur la perception selon laquelle « la réhabilitation ne fonctionne pas », il a nuancé cette affirmation, expliquant que de nombreux facteurs externes — notamment les difficultés sociales et économiques rencontrées à la sortie de prison — contribuent à la récidive. Il a également reconnu que la pénurie d’effectifs représente un défi supplémentaire dans la mise en œuvre efficace des programmes de réhabilitation.

La commission poursuit ses travaux afin d’examiner les responsabilités et le fonctionnement global du système carcéral dans le contexte du décès d’Andy Selmour.