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Yudhisen Mardaymootoo: Le 24/12/2025 à 18:13 | MAJ à 24/12/2025 à 18:20
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Mamy Ravatomanga
Publié : Le 24/12/2025 à 18:13 | MAJ à 24/12/2025 à 18:20
Par : Dooshina Appigadu

La motion de remise en liberté sous caution du magnat malgache Mamy Ravatomanga a de nouveau été appelée devant la Bail and Remand Court ce mercredi 24 décembre 2025. Lors de cette audience, sa fille, Lovanirina Ravatomanga, a été appelée à la barre des témoins. À l’issue de son témoignage, l’homme d’affaires, qui suivait les débats en visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Melrose, a également fait une déclaration devant la cour.

Après le contre-interrogatoire du Chief Investigator Jokhoo, de la Financial Crimes Commission (FCC), Lovanirina Ravatomanga, fille de Mamy Ravatomanga, a livré son témoignage. Elle a indiqué résider depuis un an et quatre mois à Hillside, Belle-Vue Harel, avec son époux et leurs deux filles, dans le cadre d’un bail de deux ans arrivant à échéance le 14 août 2026. Sa fille aînée est née à Paris, tandis que la cadette est née à Maurice. Son époux, détenteur d’un passeport français, exerce comme consultant pour la société AFG à Maurice. Leurs deux enfants possèdent également des passeports français, alors qu’elle-même est titulaire d’un passeport malgache. Elle a par ailleurs précisé ne posséder aucun bien immobilier à Maurice.

Interrogée par le représentant légal de la FCC, Lovanirina Ravatomanga a affirmé que, si son père venait à être libéré sous caution, celui-ci résiderait à son domicile à Hillside, Belle-Vue Harel. Le conseiller légal de la FCC a alors soulevé la possibilité que Mamy Ravatomanga puisse quitter les lieux, soulignant que sa fille ne pourrait assurer une surveillance permanente. Bien qu’elle ait indiqué que son père est malade, le représentant de la FCC a répliqué en faisant valoir que l’homme d’affaires n’est pas invalide.

Il a également interrogé la fille de Mamy Ravatomanga sur la position du propriétaire de la villa, notamment quant à sa connaissance des accusations provisoires pesant sur Mamy Ravatomanga et au risque de résiliation du contrat de bail. Lovanirina Ravatomanga a répondu que le propriétaire est informé de l’existence des charges provisoires visant son père. Toutefois, elle a précisé que le fait que ce dernier puisse venir résider chez elle n’a pas encore été évoqué, la cour ne s’étant pas encore prononcée sur la demande de liberté sous caution.

Le représentant légal de la FCC a alors soutenu que la témoin aurait menti devant la cour, dans la mesure où le propriétaire n’a pas été informé de l’éventuelle installation de son père au domicile loué. « Je n’ai pas menti », a fermement répliqué Lovanirina Ravatomanga, tout en reconnaissant qu’il existe une possibilité que le contrat de location soit résilié par le propriétaire.

La décision de la Bail and Remand Court est attendue le mardi 30 décembre 2025.