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Leckhna Sewcoomar: Le 31/01/2026 à 11:41 | MAJ à 31/01/2026 à 11:47
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Publié : Le 31/01/2026 à 11:41 | MAJ à 31/01/2026 à 11:47
Par : Dooshina Appigadu

Le Mouvement Méritocrate, représenté par son président Shafeek Jhummun, a soumis ce vendredi 30 janvier ses propositions au Secrétariat de la Réforme Électorale du bureau du Premier ministre, visant à moderniser le système électoral et renforcer la démocratie à Maurice.

Selon le mouvement, le principal défaut du système actuel réside dans le risque qu’un parti ou une alliance remporte tous les sièges, laissant l’opposition sans représentation malgré un important pourcentage de votes.

La solution proposée : élire deux candidats et un « meilleur perdant » par circonscription, portant le nombre total de parlementaires à 63, auxquels s’ajouteraient six « meilleurs perdants » nationaux issus de partis ayant obtenu au moins 5 % des voix mais sans siège. L’ensemble constituerait de 70 députés, incluant l’Attorney General, qui devrait être choisi parmi les élus ou les meilleurs perdants.

Le Mouvement Méritocrate suggère également que le président de la République soit élu directement par les citoyens et dispose de pouvoirs spéciaux, comme la dissolution de l’Assemblée nationale, garantissant aux minorités la possibilité de voter pour un président de leur choix.

Parmi les autres recommandations :

Les dates des élections seraient fixées par le commissaire électoral, après consultation avec le président, le vice-président, le Premier ministre, le leader de l’opposition et le commissaire de police, afin d’éviter toute faveur politique.

Les nominations à des postes stratégiques comme commissaire de police, directeur de la FCC ou président de l’Assemblée devraient être validées par consensus entre les principales autorités politiques.

Les élections seraient organisées tous les 3 à 4 ans pour permettre aux citoyens de réévaluer rapidement leur gouvernement.

L’âge de vote serait abaissé à 16 ans, afin de renforcer l’implication des jeunes dans la vie politique.

La question du financement politique serait strictement encadrée pour réduire l’influence des bailleurs de fonds et privilégier des campagnes électorales « civilisées » via médias, rencontres privées et campagnes numériques, au lieu d’affiches, oriflammes et rassemblements ostentatoires.

Shafeek Jhummun conclut en insistant sur la nécessité de favoriser la méritocratie à tous les niveaux afin de garantir une démocratie plus juste et transparente.

 

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