Un des engagements du programme gouvernemental 2025-2029, la consultation nationale sur la réforme électorale est déjà sur les rails. Lancée le 4 décembre dernier, partis politiques, universitaires, syndicats, ONG, organisations de la société civile, membres de la diaspora et citoyens ont soumis leurs propositions. Certaines ont aussi été transmises par voie électronique.
Si le calendrier politique est respecté, les prochaines législatives, prévues en 2029, devraient se dérouler sous un nouveau système électoral.
La réforme électorale… une rupture symbolique majeure… avec, sur le fond, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, ainsi que le Deputy Prime Minister, Paul Bérenger, ouverts aux propositions issues de la consultation. Celui-ci précise qu’un engagement a été pris pour avancer au plus vite sur cette réforme.
En conférence de presse, en novembre dernier, le Deputy Prime Minister a plaidé pour une réforme comprenant… l’introduction d’une dose significative de proportionnelle, soit 20 députés élus à la proportionnelle, ainsi que l’abolition de l’obligation pour les candidats de déclarer leur appartenance ethnique lors des élections législatives. Les propositions s’enchaînent avant la date butoir du 30 janvier…
Ce mercredi, En Avant Moris dépose ses propositions. Arnaud Vacher, Responsable de communication En Avant Moris, nous dit que cette réforme est importante pour les citoyens.
Pour le Leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, le parti soumettra ses propositions le 30 janvier.
Le modèle envisagé porterait le nombre total de députés à 80, auxquels s’ajouteraient les élus de Rodrigues. Les députés élus à la proportionnelle ne seraient pas rattachés à une circonscription spécifique, mais désignés à partir de listes fermées soumises par les partis ou alliances politiques avant le scrutin.
À l’issue de la consultation, un Cabinet Paper sera élaboré afin de finaliser les paramètres de la réforme, laquelle pourrait être prête d’ici trois mois et soumise au Parlement dans le courant de l’année.