La récente décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a invalidé de nombreux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump, suscite des réactions dans l’industrie automobile. La Cour a statué, à majorité 6-3, que ces tarifs, notamment ceux établis en vertu de la loi sur le pouvoir d’urgence économique de 1977, relèvent du pouvoir du Congrès. En réponse, Trump a promis d’instaurer une nouvelle surtaxe temporaire de 10 %, puis portée à 15 %, sous une autre législation, la section 122 du Trade Act de 1974, à partir du 24 février.
Cependant, plusieurs exemptions concernent l’automobile, notamment les véhicules déjà soumis aux tarifs de la section 232 (passagers, pièces, acier, aluminium) ou conformes à l’accord USMCA. Les constructeurs automobiles doivent continuer à payer des droits de 50 % sur l’acier et l’aluminium, et jusqu’à 25 % sur certains véhicules et pièces importés.
Les acteurs du secteur, tels que MEMA, Toyota ou Ford, soulignent l’importance de la stabilité réglementaire pour l’industrie. Certains craignent que ces changements n’affectent la compétitivité et la chaîne d’approvisionnement, tout en espérant une relocalisation accrue et une clarification des politiques commerciales.