À peine deux mois après avoir réaffirmé son engagement au sein de la coalition gouvernementale, Paul Bérenger ravive les interrogations autour de l’équilibre interne de l’Alliance du Changement. Le Deputy Prime Minister a exprimé, le samedi 10 janvier, lors du Comité central du MMM, un profond malaise concernant le fonctionnement du gouvernement ainsi que celui de plusieurs organismes paraétatiques.
Tout en réaffirmant sa volonté de placer l’intérêt national au-dessus de toute considération partisane, Paul Bérenger a insisté sur la nécessité d’éviter des confrontations inutiles. S’il a formellement démenti les rumeurs selon lesquelles le Conseil des ministres du vendredi 9 janvier aurait été son dernier, le Deputy Prime Minister a toutefois reconnu qu’une telle éventualité ne pouvait être totalement écartée.
Pour Bernard Saminaden, observateur politique, cette sortie du DPM, traduit avant tout une volonté d’accélérer la prise de décisions au sommet de l’État. Selon lui, le pays a besoin d’un ministre des Finances à plein temps afin de redynamiser l’action gouvernementale et de relancer l’économie. Une nécessité dont Navin Ramgoolam est conscient, tout comme Paul Bérenger, affirme Bernard Saminaden.
Bernard Saminaden souligne que la relance économique passe impérativement par un pilotage financier fort et constant, dans un contexte où les défis économiques se multiplient.
L’observateur met également en garde contre les répercussions des tensions géopolitiques internationales sur l’économie mauricienne, rappelant la forte dépendance du pays aux importations de pétrole. Selon lui, Paul Bérenger reprend d’ailleurs certaines préoccupations déjà exprimées par le Premier ministre lors de son discours à la nation à l’occasion du Nouvel An, notamment sur la fragilité du contexte économique mondial.