Plusieurs jours après la disparition du Guide suprême iranien Ali Khamenei, les autorités de Téhéran n’ont toujours pas annoncé officiellement le nom de son successeur. Selon plusieurs informations relayées par la presse internationale ce dimanche 8 mars 2026, l’Assemblée des experts – l’organe religieux chargé de désigner le chef suprême – aurait toutefois déjà pris une décision, dont l’identité reste pour l’instant tenue secrète.
Cette instance composée de 88 religieux est responsable de la nomination du Guide suprême, la plus haute autorité politique et religieuse de la République islamique d’Iran. En attendant l’annonce officielle, le pays est dirigé par un mécanisme de transition destiné à assurer la continuité du pouvoir dans un contexte régional particulièrement tendu.
Le nom qui revient le plus souvent dans les spéculations est celui de Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant défunt. Clerc conservateur âgé d’une cinquantaine d’années, il est considéré par plusieurs observateurs comme l’un des hommes les plus influents du régime, notamment en raison de ses liens étroits avec les Gardiens de la révolution.
Sa possible nomination reste cependant controversée. Certains responsables religieux et politiques s’inquiètent d’une succession qui pourrait donner au système iranien une dimension quasi dynastique, contraire à l’esprit initial de la République islamique.
Par ailleurs, des tensions auraient émergé au sein de l’Assemblée des experts lors des discussions sur la succession, certains membres ayant boycotté la réunion consacrée à ce choix crucial.
Malgré ces divisions, plusieurs analyses du renseignement occidental estiment que la disparition du Guide suprême ne devrait pas entraîner l’effondrement du régime iranien, dont les structures politiques et militaires restent solidement établies.