La Cour suprême a entendu ce vendredi 6 mars 2026 une affaire sensible portant sur la tentative de déportation de Majid Mustafa, un ressortissant indien, actuellement contestée devant la justice.
De nationalité indienne et domicilié à Vacoas, Majid Mustafa a saisi la Cour suprême afin de contester son expulsion de Maurice. L’affaire l’oppose au Directeur de l’Immigration, avec comme co-défendeurs le Prime Minister’s Office (PMO) et le Registrar of Civil Status.
Titulaire d’un visa valable jusqu’au 4 janvier 2026 pour célébrer un mariage civil avec une Mauricienne, son projet a toutefois été compromis le 24 décembre 2025 lorsque l’État civil a refusé d’autoriser l’union, estimant que la crédibilité du projet matrimonial n’avait pas été suffisamment démontrée.
Le 27 février 2026, le juge Azam Neerooa avait accordé une injonction à la suite d’une requête urgente présentée ex parte par l’avoué Me Kaviraj Bokhoree, assisté de l’avocat Me Nabiil Kaufid. Cet ordre interdit temporairement au Directeur de l’Immigration, à ses officiers ou à toute personne agissant sous son autorité de déporter ou de retirer Majid Mustafa du territoire mauricien.
La Cour suprême avait alors estimé que la situation présentait un caractère suffisamment urgent pour justifier l’intervention immédiate d’un juge, avant même que la demande ne soit notifiée aux parties défenderesses.
L’injonction devait rester en vigueur jusqu’à ce vendredi 6 mars 2026 à 9 h 30, moment où les défendeurs ont été appelés à comparaître devant la Cour suprême, en chambre, afin d’expliquer pourquoi cet ordre intérimaire ne devrait pas être maintenu ou transformé en injonction interlocutoire.
Lors de l’audience ce vendredi, le Bureau du Premier ministre a indiqué qu’il fera connaître sa position lors de la prochaine audience. L’affaire a ainsi été renvoyée au 6 avril prochain, et l’ordre intérimaire a été prolongé jusqu’à cette date.
À cette date, le tribunal devra déterminer si l’injonction empêchant la déportation de Majid Mustafa doit être maintenue pendant l’examen du litige principal.