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Yudhisen Mardaymootoo: Le 23/01/2026 à 14:23 | MAJ à 23/01/2026 à 14:25
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Publié : Le 23/01/2026 à 14:23 | MAJ à 23/01/2026 à 14:25
Par : La Redaction

À travers deux jugements majeurs rendus en janvier 2026, la Cour suprême de Maurice a adressé un message ferme et sans équivoque aux réseaux internationaux de trafic de drogue : l’importation d’héroïne en grandes quantités sera sanctionnée par des peines de prison particulièrement sévères, y compris lorsque les accusés se présentent comme de simples passeurs.

Dans les affaires 2026 SCJ 39 et 2026 SCJ 38, le même magistrat, Mehdi Manrakhan, a adopté une approche judiciaire constante, rigoureuse et clairement dissuasive, mettant l’accent sur la protection de la société et la nécessité de freiner le trafic transnational de stupéfiants.

Dans la première affaire, Lodewyk Blom et Calvin Martin John Cresswell, de nationalité sud-africaine, ont été reconnus coupables d’avoir importé plus de deux kilos d’héroïne dissimulés dans des sacs spécialement aménagés, pour une valeur marchande dépassant 30 millions de roupies.

Dans la seconde affaire, Mercy Fatima Mandala et Victoria Sitolo Mwale, ressortissantes malawites, ont été condamnées pour avoir introduit à Maurice plus de 1,3 kilo d’héroïne, dissimulé sous forme de boulettes ingérées avant leur arrivée à l’aéroport SSR, pour une valeur estimée à près de 20 millions de roupies.

Dans ses motivations, le juge Mehdi Manrakhan a rejeté toute tentative de minimisation des responsabilités. Il a souligné que les méthodes employées, la coordination des déplacements et la promesse de gains financiers démontraient une participation consciente — ou à tout le moins volontairement aveugle — à des opérations criminelles structurées. La Cour a rappelé que les passeurs constituent un maillon indispensable de la chaîne du trafic, sans lequel ces réseaux ne pourraient opérer.

Si certains facteurs atténuants ont été reconnus — plaidoyers de culpabilité rapides, absence d’antécédents judiciaires, remords exprimés et situations personnelles difficiles — ils n’ont pas suffi à contrebalancer la gravité extrême des infractions et l’impératif de dissuasion.

Les peines prononcées, allant de 24 à 27 ans de servitude pénale, assorties d’amendes, traduisent une volonté judiciaire affirmée : faire de Maurice un territoire hostile au trafic de drogue.

Par ces décisions, la Cour suprême confirme que le pays ne tolérera aucun rôle, même subalterne, dans les réseaux internationaux de stupéfiants, et que la justice appliquera toute la rigueur de la loi pour protéger la société mauricienne.