À l’Assemblée nationale, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a tenu à rassurer sur la portée des accords de coopération entre Maurice et les États-Unis. Répondant à la députée Joanna Bérenger, il a affirmé que ni le State Partnership Program, signé avec la Garde nationale du Nouveau-Mexique, ni le projet d’Acquisition and Cross-Servicing Agreement ne constituent une alliance militaire ou un traité de défense.
Selon le chef du gouvernement, ces accords ne prévoient ni l’établissement de bases militaires étrangères à Maurice, ni le stationnement permanent de personnel militaire étranger, ni le transfert d’armes. Il a insisté sur le fait que toute coopération restera soumise aux lois mauriciennes et aux décisions souveraines du gouvernement.
Ces cadres, a-t-il expliqué, visent uniquement à renforcer les capacités opérationnelles, la résilience et la préparation de Maurice face aux défis sécuritaires contemporains, à travers une coopération avec des partenaires internationaux de confiance.
Dans une question supplémentaire, Joanna Bérenger a voulu savoir si le dossier Chagos avait été évoqué durant les négociations entourant ces accords. Réponse directe de Navin Ramgoolam : « C’est une question distincte. Elle n’a pas été impliquée dans cela. »
La députée Bérenger a également demandé si le Premier ministre était disposé à déposer à l’Assemblée nationale le texte intégral du State Partnership Program Agreement et de l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement, dans un souci de démocratie et de transparence, afin que le public et les parlementaires puissent en prendre connaissance.
Navin Ramgoolam a insisté qu’il ne s’agissait pas d’un accord de défense. Il s’est toutefois dit prêt à envisager le dépôt des documents, sous réserve d’une vérification auprès des autorités américaines. « Comme je l’ai dit, il n’y a pas d’accord de défense. Je serais disposé à le faire, mais je devrai vérifier auprès des États-Unis s’ils sont d’accord », a-t-il déclaré.