Le dossier de Junaid Haroon Fakim a été évoqué, ce mardi 8 septembre, lors de la conférence de presse de la Financial Crimes Commission (FCC), tenue au siège de l’institution, au Réduit Triangle.
Une question a été adressée aux responsables de la FCC concernant le maintien des accusations provisoires contre l’ancien commissaire, après les déclarations faites le 27 août devant la Bail and Remand Court (BRC) dans le cadre de l’affaire Mamy Ravatomanga.
Lors de cette audience, Paramhans Aleear, Acting Director of Investigations de la FCC, avait reconnu qu’aucune disposition légale n’interdisait, à l’époque des faits, une rencontre entre Junaid Haroon Fakim et Mamy Ravatomanga. Il avait également indiqué qu’une seule rencontre avait été identifiée et que Junaid Haroon Fakim, qui exerçait ses fonctions de commissaire à temps partiel, pouvait parallèlement poursuivre ses activités professionnelles.
La rencontre en question aurait eu lieu le 14 octobre 2025 à Quatre-Bornes, notamment en présence de Nasser Osman Bheeky.
Interrogé sur les conséquences de ces déclarations pour les accusations provisoires visant Junaid Haroon Fakim, le directeur général par intérim de la FCC a indiqué que l’enquête de la Commission était achevée et que le dossier avait été transmis au bureau du Directeur des poursuites publiques.
Junaid Haroon Fakim a ajouté que la personne concernée disposait de tous les recours nécessaires pour présenter devant la justice les motions qu’elle jugerait appropriées.
Selon le directeur général par intérim de la FCC, si un enquêteur avait fait une telle déclaration devant la Bail and Remand Court, celle-ci devait être replacée dans le contexte de l’enquête, des questions posées et de l’ensemble de sa déposition. Il a toutefois précisé ne pas disposer, au moment de la conférence de presse, de tous les éléments permettant de présenter une « image complète » des échanges intervenus devant la Cour.
Mitleshkumarsingh Roopchand, Acting Chief Legal Adviser de la FCC, est alors intervenu pour souligner qu’il ne serait pas approprié pour la Commission de commenter davantage cette question à ce stade, puisque l'affaire se trouve actuellement devant un magistrat. Il a fait ressortir que les déclarations du témoin ainsi que les autres éléments présentés devant la Cour devront être examinés par le magistrat avant qu’une décision ne soit rendue.
La FCC n’a donc pas donné d’explication détaillée sur le fondement précis du maintien des accusations provisoires, renvoyant cette question à l’appréciation de la justice et aux éventuelles motions que pourraient présenter les avocats de Junaid Haroon Fakim.