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Shane: Le 08/09/2026 à 14:24 | MAJ à 08/09/2026 à 14:33
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Publié : Le 08/09/2026 à 14:24 | MAJ à 08/09/2026 à 14:33
Par : Mariyah Radim

L’affaire entourant l’accès de Me Khushal Lobine à son client, Mamy Ravatomanga, franchit un nouveau cap. Face au refus de sa demande de consultation, l’avocat a saisi la Cour suprême pour faire respecter, dit-il, son droit d’exercer pleinement son mandat de défense.

Dès le 2 septembre, Me Lobine avait officiellement sollicité auprès du Commissaire des prisons l’autorisation de rencontrer son client les 7 et 8 septembre, afin de préparer la dernière phase de l’audience consacrée à sa remise en liberté. Il demandait également que ces consultations puissent se dérouler hors de portée d’écoute des officiers pénitentiaires, tout en acceptant une surveillance visuelle pour des raisons de sécurité.

Une demande restée sans suite qui a finalement conduit l’avocat devant la plus haute instance judiciaire du pays.

Dans une déclaration à Top FM, Me Khushal Lobine affirme que le refus de sa demande l’a contraint à saisir la Cour suprême pour pouvoir exercer pleinement son mandat auprès de son client. Une démarche qui, selon lui, a finalement abouti : le juge lui a accordé l’autorisation de rencontrer Mamy Ravatomanga et de préparer sa défense.

Cette affaire a également retenu l’attention du Bar Council. Son président, Me Antoine Domingue, a demandé à Me Lobine de lui transmettre l’ensemble des informations et documents liés à cette affaire.

Me Khushal Lobine salue cette intervention, estimant que l’enjeu dépasse son seul cas et concerne l’ensemble de la profession juridique. Il insiste sur l’importance de l’État de droit et d’un pouvoir judiciaire indépendant, garantissant aux avocats la possibilité de rencontrer leurs clients afin de préparer efficacement leur défense.