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Shane: Le 05/03/2025 à 13:42 | MAJ à 05/03/2025 à 13:43
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Publié : Le 05/03/2025 à 13:42 | MAJ à 05/03/2025 à 13:43
Par : Shane

L’achat des carburants par la State Trading Corporation (STC) auprès de la Mercantile & Maritime Group en 2023 suscite de nombreuses interrogations au sein du ministère du Commerce. Dans ce contexte, le ministre de tutelle, Michael Sik Yuen a pris la décision de référer ce dossier à la Financial Crimes Commission (FCC).

Pour rappel, cette transaction d’une valeur de 30 milliards de roupies a été conclue sans appel d’offres et le paiement a été effectué en dollars, contrairement à ce qu'avait annoncé l’ancienne ministre du Commerce, Dorine Chuckory.

En effet, la décision de la STC de se tourner directement vers Mercantile & Maritime Group (MMG) du Bahreïn, au lieu de suivre le processus d'appel d'offres initialement lancé, a suscité des doutes et des interrogations, notamment en ce qui concerne la transparence de la transaction.

Les justifications avancées par l'ex-directeur de la STC, Rajiv Servansingh, et l'ex-ministre du Commerce, Dorine Chukowry, pour expliquer cette annulation et ce choix de passer directement à MMG, étaient de nature à rassurer le public.

Selon eux, l'accord avec MMG permettait de bénéficier d'un prix inférieur à celui proposé par les autres soumissionnaires, ainsi que de conditions de paiement plus avantageuses : un paiement en roupies mauriciennes et un délai de crédit de 60 jours, par rapport à 30 jours dans le cadre d'un contrat classique.

Cependant, plusieurs éléments remettent en question la validité et la transparence de cette décision. D'abord, le paiement final à MMG se fait en dollars. De plus, le prix effectivement payé par la STC pour les carburants n’a jamais été divulgué, même à l’Assemblée nationale, ce qui soulève des inquiétudes quant à la transparence de cette opération.

Les allégations de pots-de-vin, évoquant la possibilité que des villas aient été offertes en échange de l'accord, alimentent encore plus les soupçons de corruption autour de cette transaction. Le montant total de l’accord est estimé à 30 milliards de roupies, ce qui est considérable et justifie d'autant plus l'importance d'une enquête approfondie pour s'assurer qu'aucune irrégularité n'a été commise.

Il est bon de noter que la FFC (Financial Fraud Commission) a déjà ouvert une enquête préliminaire pour examiner les éléments de cette affaire et déterminer les actions à entreprendre. Cette enquête pourrait, à terme, éclairer le rôle exact de toutes les parties impliquées et permettre de répondre aux nombreuses questions restées sans réponse jusqu'à présent.