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Sahil Jeemon: Le 23/03/2026 à 14:45 | MAJ à 23/03/2026 à 14:46
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Publié : Le 23/03/2026 à 14:45 | MAJ à 23/03/2026 à 14:46

Au moins 48 garçons et jeunes hommes sont morts lors des dernières cérémonies d’initiation en Afrique du Sud, impliquant le processus traditionnel de circoncision destiné à « devenir un homme ». Ces rites, protégés par un secret absolu, se déroulent souvent dans des écoles d’initiation illégales et isolées où l’accès aux soins est quasiment inexistant.

Lamkelo Mtyho, 22 ans, originaire de Phuthaditjhaba, était en parfaite santé avant de participer à l’initiation. Trois semaines plus tard, sa famille a appris son décès. Selon sa grand-mère, le jeune homme s’est effondré en se rendant à la rivière pour se laver ; il est décédé malgré les tentatives de réanimation de ses compagnons.

Les causes fréquentes de ces tragédies incluent l'intervention de praticiens non formés, l'usage d'outils non stérilisés, la déshydratation sévère et des infections septiques mal soignées. Le ministère sud-africain des Affaires traditionnelles rappelle que certains conseils ancestraux erronés, comme l’interdiction de boire de l'eau pour accélérer la cicatrisation, augmentent considérablement les risques mortels.

Malgré ces dangers documentés, des centaines de milliers de jeunes choisissent chaque année la voie traditionnelle pour acquérir un statut culturel et matrimonial indispensable au sein de leur communauté. Face au coût élevé des écoles légales, les établissements clandestins prospèrent, perpétuant un cycle de pertes humaines récurrentes lors des deux saisons d'initiation annuelles.