Les débats autour du Anti-Money Laundering, Combatting the Financing of Terrorism and Countering Proliferation Financing (Miscellaneous Provisions) Bill se sont poursuivis hier, mardi 14 avril, dans l’après-midi à l’Assemblée nationale. Invité de l’émission Parlman Lepep, animée par Jimmy Jean-Louis et diffusée sur Top FM ce mardi 14 avril, Me Steven Sauhauboa a souligné les limites de cette législation dans le système actuel.
Selon le légiste, les mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent peinent à suivre l’évolution rapide des méthodes utilisées par les criminels. « Le système est aujourd’hui dépassé », a-t-il déclaré. Bien que ces mesures devraient permettre de satisfaire les recommandations du FATF, l’avocat affirme que « nous sommes toujours en retard ».
De son côté, Me Arshaad Inder, avocat au Sir Hamid Moollan Chambers, expert-comptable et ancien Senior Associate de PwC, a mis l’accent sur les enjeux en vue de l’évaluation de l’ESAMLAG prévue en 2027.
Me Inder a également abordé la question de la transparence et du rôle des institutions. Il s’est interrogé sur l’implication du judiciaire dans certains mécanismes, soulevant un possible chevauchement avec le principe de séparation des pouvoirs.
Ces échanges mettent en lumière les défis persistants auxquels fait face Maurice dans sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, à l’approche d’échéances internationales cruciales.