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Keshinee: Le 03/01/2026 à 09:57 | MAJ à 03/01/2026 à 10:00
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SYNDICATS
Publié : Le 03/01/2026 à 09:57 | MAJ à 03/01/2026 à 10:00

L’année 2025 aura laissé une profonde empreinte de désenchantement chez de nombreux Mauriciens. Confrontées à un coût de la vie en constante augmentation, des milliers de familles ont dû se serrer la ceinture, dans un contexte économique jugé de plus en plus difficile. Cette situation a ravivé les critiques à l’encontre du gouvernement, notamment après des décisions sensibles telles que le relèvement de l’âge de la pension de retraite à 65 ans, la compensation salariale jugée insuffisante et certaines recommandations du rapport du Pay Research Bureau (PRB), qui ont suscité un vif mécontentement au sein de la fonction publique.


Face à ce climat social tendu, les syndicats ont réaffirmé leur soutien aux travailleurs et dressent leurs attentes pour l’année 2026, qu’ils espèrent porteuse de changements significatifs.

Pour le Dr Vinesh Sewsurn, de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), 2026 doit marquer un véritable tournant sur le plan syndical. Il appelle à des avancées concrètes en faveur des travailleurs, en particulier les fonctionnaires, après la publication du rapport du PRB, largement critiqué pour avoir accentué le malaise dans la fonction publique. Selon lui, des correctifs s’imposent afin de restaurer la confiance et d’apaiser les tensions sociales.

Narendranath Gopee, président de la National Trade Union Confederation (NTUC), met l’accent sur la démocratie participative. Pour lui, les syndicats doivent occuper une place plus active dans l’élaboration des projets d’avenir, afin que les travailleurs puissent faire entendre leurs doléances et participer davantage aux décisions qui les concernent.

De son côté, Radhakrishna Sadien plaide pour une justice sociale à tous les niveaux en 2026. Il insiste sur la nécessité d’un meilleur accès aux services essentiels afin de garantir une plus grande stabilité dans le pays. Le syndicaliste appelle également à une politique non discriminatoire et au respect des valeurs fondamentales, qu’il estime en nette érosion ces dernières années.

Dans le secteur de l’éducation, Arvind Bhojun, président de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), se dit en attente de plus de professionnalisme en cette nouvelle année. Avec la publication du blueprint du système éducatif, il espère un climat plus serein et une meilleure collaboration entre les différents partenaires du secteur.

À l’aube de 2026, le mouvement syndical affiche ainsi une détermination renouvelée : celle de transformer les frustrations de 2025 en leviers de réforme, dans l’espoir d’un avenir plus juste et plus équitable pour les travailleurs mauriciens.