Eco-Sud et la Port Tortues Landowners Association demandent au gouvernement d’intervenir dans le dossier de Balaclava, où une portion de plage publique retirée du domaine public en 2008 est aujourd’hui au cœur d’une controverse. Cette parcelle de 8 020 mètres carrés avait été intégrée en 2010 dans un bail accordé à Island Resort Limited, société liée à l’hôtel concerné, dans le cadre d’un projet d’extension qui, selon les associations, n’a jamais été réalisé.
Les contestataires rappellent que le bail prévoyait plusieurs aménagements au bénéfice du public, notamment des toilettes, des parkings, des kiosques, des bancs et des plantations d’arbres. Or, seize ans après la signature du bail, ils affirment que ces engagements n’ont toujours pas été concrétisés.
Eco-Sud soutient que l’État dispose pourtant d’un levier juridique important. L’article 12 du bail de 2010 autorise le gouvernement à reprendre possession de tout ou partie du terrain concerné pour des raisons d’intérêt public, sous certaines conditions. Les organisations estiment que cette clause devrait être utilisée afin de récupérer la portion de plage dé-proclamée.
Un autre sujet de préoccupation concerne l’accès public à la baie de Balaclava. Selon les associations, un passage piéton et un parking public prévus à l’origine pour permettre aux habitants, pêcheurs et visiteurs d’accéder à la baie auraient progressivement disparu ou été intégrés aux infrastructures liées à l’hôtel.
Les organisations demandent ainsi au ministère du Logement et des Terres de clarifier le statut de cet accès et de prendre les mesures nécessaires pour restaurer un passage public permanent, sécurisé et correctement aménagé vers la baie de Balaclava.
Une pétition citoyenne a également été lancée pour soutenir cette démarche et défendre l’accès public au littoral dans la région.