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Keshinee: Le 11/07/2026 à 09:23 | MAJ à 11/07/2026 à 09:31
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Publié : Le 11/07/2026 à 09:23 | MAJ à 11/07/2026 à 09:31
Par : Yeshoda Keenoo

À l'occasion de la Journée mondiale de la population, observée ce 11 juillet, une question se pose : le coût de la vie pousse-t-il les Mauriciens à reporter leurs projets de famille ? Inflation, flambée des prix, coût du logement, dépenses liées à l'éducation et à la santé… autant de facteurs qui pèsent de plus en plus lourd dans les décisions des jeunes couples.

Les chiffres de la Banque de Maurice (BoM) illustrent cette pression financière. Les ménages mauriciens ont aujourd'hui contracté Rs 210,3 milliards de crédits, dont Rs 147,9 milliards, soit près de sept roupies sur dix, sont consacrés au logement. Une réalité qui, pour de nombreux jeunes, retarde déjà l'accès à la propriété… et parfois même le projet de fonder une famille.

Pour plusieurs jeunes mamans, les dépenses liées aux enfants ne cessent d'augmenter. Entre les frais d'école, les couches, le lait infantile, les consultations chez le pédiatre et les médicaments, le budget familial devient de plus en plus difficile à équilibrer.

Le sociologue Rajen Suntoo estime que l'incertitude économique, les difficultés d'insertion professionnelle et la hausse du coût de la vie conduisent les jeunes à repousser, voire à revoir, leurs projets familiaux.

Même constat du côté de Vidya Charan, directrice de la Mauritius Family Planning Welfare Association (MFPWA), qui observe que de plus en plus de couples choisissent de retarder la naissance de leur premier enfant, afin d'éviter des charges financières qu'ils ne seraient pas en mesure d'assumer.

Alors que Maurice est confrontée à une baisse de la natalité et à un vieillissement progressif de sa population, la question dépasse désormais le simple choix personnel. Elle interroge aussi la capacité des jeunes générations à construire un projet de vie dans un contexte où le logement, l'emploi et le coût de la vie pèsent de plus en plus lourd sur les décisions familiales.