- Le président du MACOSS plaide pour une réforme des gratuités sans fragiliser les plus vulnérables.
Le Budget 2026-2027, et plus particulièrement son volet social, était au cœur de l’émission HardTalk ce mercredi 1er juillet sur Top FM. Invité à réagir aux mesures annoncées, le président du Mauritius Council of Social Service (MACOSS), Suraj Ray, a estimé que certaines réformes majeures auraient nécessité une consultation nationale en amont.
Selon lui, le Budget 2026-2027 touche aux fondements mêmes de l'État providence. Si Suraj Ray reconnaît la nécessité d'engager des réformes, il regrette toutefois que les changements apportés au système de pension aient été décidés sans un véritable dialogue avec les parties concernées.
Le président du MACOSS considère que le gouvernement disposait d'autres leviers pour rééquilibrer les finances publiques sans remettre en cause la pension universelle. À ses yeux, cette mesure affecte l'ensemble de la population et bouleverse un système social qui aurait dû être réformé de manière progressive et concertée.
Abordant la hausse des prix des carburants et son impact sur les finances de l'État, Suraj Ray a également proposé de revoir le principe de la gratuité du transport public. Il estime que la réintroduction du paiement des tickets d'autobus, y compris pour les élèves et les personnes âgées, permettrait de générer des recettes supplémentaires. Selon lui, chacun devrait contribuer au coût du transport afin d'alléger la pression sur les finances publiques.
Dans la même logique, il plaide pour un meilleur ciblage de la gratuité des soins de santé. Le président du MACOSS estime qu'un système davantage orienté vers les personnes qui en ont réellement besoin permettrait de limiter les gaspillages et d'assurer un meilleur équilibre budgétaire, tout en préservant la qualité des services.