À Jour J-1 de la présentation du Budget 2026-2027, les attentes syndicales sont claires : le gouvernement ne doit pas faire porter une nouvelle fois le poids des ajustements économiques sur les travailleurs et la classe moyenne. Entre cherté de la vie, promesses sociales non réalisées et revendications de meilleure gouvernance, les syndicats appellent à un budget de rupture.
Sanjay Sembhoo, président du Conseil des syndicats, prévient qu’un budget qui continuerait à alourdir le fardeau de la classe travailleuse et de la classe moyenne pourrait entraîner de graves tensions socio-économiques.
Le président du Conseil des syndicats réclame notamment des réformes structurelles, dont la mise en place d’une Statutory Bodies Commission pour les recrutements dans les corps paraétatiques, l’introduction d’un Freedom of Information Act, ainsi qu’une loi encadrant la méritocratie dans la nomination des responsables d’institutions, conseillers et ambassadeurs.
Même son de cloche du côté d’Ashvin Gudday, négociateur syndical de la General Workers’ Union. Il estime que le gouvernement doit impérativement s’attaquer à la cherté de la vie, car la classe travailleuse, dit-il, « souffre énormément ». Avec le retrait progressif de la CSG allowance, il plaide pour l’introduction d’un Income Support destiné aux ménages à faibles revenus.
Ashvin Gudday rappelle également que certaines promesses sociales se font toujours attendre, notamment les médicaments gratuits pour les personnes âgées et la carer’s allowance de Rs 10 000.
Pour sa part, Gheerishsingh Gopaul, secrétaire général de la Government Services Employees Association (GSEA), réclame une redistribution plus équitable des fonds publics. Il estime que l’opération « serre-ceinture » doit prendre fin.
Au-delà des annonces, les syndicats attendent des décisions capables de redonner du pouvoir d’achat, de restaurer la confiance et de garantir davantage de justice sociale.