Le budget 2026/2027 sera dévoilé ce vendredi 19 juin, et pour les artistes mauriciens, il n'y a plus de place pour l'attente. Salaire minimum, droits d'auteur, infrastructures théâtrales : nous faisons le point sur les priorités du secteur. Comment le gouvernement va-t-il répondre aux besoins de ceux qui font vibrer notre culture ?
Comédiens, musiciens, auteurs : les voix du secteur s'unissent pour réclamer une reconnaissance historique. Quelles sont leurs attentes concrètes face au Grand argentier ?
L’Union des Artistes interpelle l’État. Pour Ivor Tan Yan, son négociateur, le talent exige dix ans de pratique, surpassant souvent un cursus universitaire. Pourtant, les artistes restent sous le salaire minimum. Une aberration qu’il faut corriger d’urgence avant le budget.
Mais le problème est structurel. Les salles de répétition sont à la charge des artistes, alors que les hôtels, eux, ne paient que la prestation finale. Une injustice flagrante pour Ivor Tan Yan.
Gérard Louise, directeur de la MASA, fixe trois priorités : revaloriser les royalties des auteurs, instaurer une rémunération pour les artistes interprètes, et moderniser radicalement la vitesse de distribution pour garantir enfin une juste rétribution à tous les artistes mauriciens.
Côté planches, le constat est amer. Le comédien Alexandre Martin dénonce un manque cruel de salles. Il exige un financement à la hausse et des engagements concrètes. Sans salle, il n’y a plus de scène ; sans scène, plus de culture.
Le message est clair. Les artistes ne veulent plus être les oubliés du grand oral budgétaire. Le secteur attend désormais des actes.