Depuis la capture des canards du lac sacré de Ganga Talao, hier, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux : incompréhension, colère, mais aussi une profonde tristesse face à l’absence soudaine de ces silhouettes familières qui faisaient partie du paysage.
Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une visite du site hier, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a expliqué que la présence des canards contribuait à la pollution de l’eau du lac, leurs excréments affectant la propreté et l’équilibre du site. Une décision difficile, mais jugée nécessaire par les autorités, dans un souci de préservation environnementale et sanitaire.
Les canards ont ainsi été capturés puis transférés à la Curepipe Experimental Station, placée sous la tutelle de l’Horticulture Division of Agricultural Services.
Se voulant rassurant, le ministre de l’Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell, a tenu à apaiser les inquiétudes. « Les canards ont été relâchés à la Curepipe Experimental Division du ministère de l’Agriculture. Ils évoluent dans un environnement sûr, protégé et verdoyant », a-t-il affirmé.
Des mesures de protection strictes ont été mises en place pour assurer leur bien-être. « Les treize canards nagent librement, cancannent à cœur joie et savourent leur liberté retrouvée », a ajouté le Dr Arvin Boolell.
Si le lac sacré de Ganga Talao paraît aujourd’hui plus silencieux, les autorités assurent que ces canards n’ont pas été sacrifiés, mais simplement déplacés, avec la promesse d’un avenir plus sûr.