Le bilan est lourd, et la réponse judiciaire immédiate. Quinze personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire après les scènes de guérilla urbaine qui ont secoué le centre de Paris, près du canal Saint-Martin, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.
Le verdict est tombé ce lundi matin : ces supporters ont désormais interdiction formelle de fouler le sol de l'Île-de-France et sont totalement bannis des enceintes sportives.
Pour quatre autres suspects, la sanction est encore plus sévère : ils dorment en prison en attendant leur procès en comparution immédiate demain mardi.
Sur le terrain, les forces de l'ordre décrivent des scènes d'une violence inouïe. Ce n’était pas une simple bagarre de comptoir, mais une opération commando planifiée à la veille du match.
Les policiers ont mis la main sur un véritable arsenal de guerre urbaine. Gants coqués, protège-dents, cagoules à l’effigie de l’OGC Nice… Des "chefs d'équipe" encadraient les troupes.
Au total, le bilan humain fait froid dans le dos : sept blessés, dont trois hospitalisés en urgence absolue. Le pronostic vital de l’une des victimes était toujours engagé ce week-end.
Face à ce déchaînement de violence, la préfecture et le parquet de Paris ont sorti le rouleau compresseur. Soixante-cinq personnes avaient été interpellées dans la foulée des affrontements.
Les chefs d'inculpation retenus sont accablants : violences volontaires aggravées, participation à un groupement en vue de commettre des dégradations et organisation de manifestation interdite. À quelques heures de l'ouverture des procès, le monde du football retient son souffle face à cette nouvelle dérive du hooliganisme.