Lors de l’émission Tempo La So ce lundi 2 mars sur Top FM, Feizal Jeeroobarkhan, observateur politique de Think Mauritius, a mis en lumière le coût exorbitant des systèmes militaires dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.
« Une batterie anti-roquettes coûte environ 50 millions de dollars, et chaque missile intercepteur entre 40 000 et 50 000 dollars », a-t-il expliqué. Selon lui, le prix d’une grande roquette téléguidée peut atteindre 1,3 million de dollars l’unité. Face à de tels montants, il s’interroge sur l’efficacité de ces dépenses : si elles ne permettent pas d’éviter la guerre, ne vaudrait-il pas mieux les utiliser à d’autres fins ?
Lors de l’émission Tempo La So, Anil Gayan, Senior Counsel et ancien ministre des Affaires étrangères, a pointé du doigt l’influence de l’industrie de l’armement. Selon lui, les conflits servent souvent de terrain d’expérimentation pour tester de nouvelles armes, comme ce fut le cas à Hiroshima et Nagasaki. « C’est une industrie puissante avec un lobby très actif, qui profite de ces situations pour se développer et étendre son contrôle », a-t-il expliqué.