Alors que les prix du pétrole s’envolent, les répercussions économiques se font sentir dans la quasi-totalité des pays. En provoquant une flambée des cours, la guerre en Iran menace la croissance économique et alimente l’inflation, entraînant une hausse des coûts de production. Cette situation exerce également une pression sur les monnaies locales, qui se déprécient face au dollar.
Pour soutenir sa roupie face aux tensions liées au conflit au Moyen-Orient, la Banque centrale indienne est intervenue sur le marché des changes, injectant environ 20 milliards de dollars ce mois-ci. Une stratégie défensive pour amortir les chocs géopolitiques. Le 9 mars, la Banque de Maurice a, elle aussi, mis en circulation 15 millions de dollars dans le circuit. Ces interventions visent à limiter la dépréciation de la monnaie locale.
La Banque centrale indienne intervient face à la flambée du pétrole, qui alourdit le coût des importations à cause des tensions géopolitiques, explique l’économiste Amit Bakhirta, fondateur et CEO d’Anneau.
Parallèlement, le dollar américain se renforce sur les marchés financiers internationaux, entraînant une pression accrue sur les monnaies locales, ajoute-t-il.
Pour sa part, Manisha Dookhony, économiste et CEO de Terramont Capital Partners, rappelle que Dubaï, hub d’investissement et de réinvestissement, dépasse aujourd’hui la seule question de la sécurité ; Maurice pourrait, quant à elle, offrir une alternative pour relancer l’économie.
La suite des événements dépendra en grande partie de l’évolution des prix du pétrole et de la capacité des gouvernements à diversifier leurs sources d’énergie afin de réduire la pression sur leurs balances des paiements. Pour l’instant, la stabilité de la roupie indienne et mauricienne reste conditionnée à une éventuelle désescalade des tensions géopolitiques.