Mesure phare du Budget 2026-2027, le congé menstruel continue d’alimenter les débats sur la scène politique et dans le monde du travail. Alors que plusieurs interrogations persistent quant à ses modalités d’application, le ministre du Travail, Reza Uteem, a apporté de nouvelles précisions lors des débats parlementaires sur le Finance Bill afin de clarifier les conditions dans lesquelles ce nouveau droit sera mis en œuvre.
Le ministre a précisé que cette mesure s’appliquera à toutes les travailleuses, sans aucune distinction de salaire, y compris celles percevant plus de Rs 50 000 par mois. Elle sera effective dès le premier jour d’emploi, sans qu’il soit nécessaire d’attendre la fin de la période de probation.
Reza Uteem a également souligné que, contrairement au congé maladie, les salariées n’auront pas à justifier d’une année de service pour bénéficier de ce droit.
Entièrement rémunéré, le congé menstruel ne sera pas considéré comme une absence dans le calcul de l’ancienneté et n’aura donc aucun impact sur les droits au congé annuel ou au congé maladie.
Le ministre a ainsi affirmé qu’aucun certificat médical ne sera requis pour bénéficier d’un congé menstruel. En revanche, il a rappelé que, conformément aux dispositions déjà prévues par la Workers’ Rights Act pour les congés maladie, un employeur pourra, à ses propres frais, demander qu’une salariée soit soumise à un examen médical.
Cette possibilité ne pourra toutefois être exercée que dans des circonstances exceptionnelles et ne constituera en aucun cas une pratique systématique.