L'Association of Mauritian Retailers, l'AMR, accueille favorablement les mesures sociales annoncées dans le Budget 2026-2027 pour renforcer la protection des travailleurs. L'organisation estime toutefois que l'extension du congé de maternité et l'introduction du congé menstruel méritent une réflexion plus approfondie afin d'éviter des conséquences sur les entreprises, en particulier les petites et moyennes structures.
Concernant le congé de maternité, L'Association of Mauritian Retailers rappelle que la protection des mères et des enfants est une priorité. En revanche, elle juge que les modalités actuellement envisagées pourraient représenter un défi pour les employeurs. Selon l'association, une entreprise pourrait être amenée à financer un long congé pour une employée ayant peu d'ancienneté, tout en recrutant une remplaçante afin d'assurer la continuité de ses activités. Une situation qui pourrait fragiliser les PME et les commerces de détail.
L'AMR propose ainsi un dispositif progressif, tenant compte de l'ancienneté de la salariée. Elle souhaite également que l'État participe au financement de cette mesure afin de mieux répartir les coûts entre les différents acteurs.
S'agissant du congé menstruel, l'association reconnaît l'importance de prendre en compte certaines réalités de santé des femmes. Elle s'interroge toutefois sur les modalités d'application, notamment en ce qui concerne le respect de la vie privée. L'AMR estime que des garanties devront être mises en place pour protéger la confidentialité des salariées et prévenir toute forme de stigmatisation ou de discrimination.
L'association appelle enfin le gouvernement et le secteur privé à poursuivre le dialogue afin de trouver un équilibre entre progrès social et viabilité économique des entreprises.