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Shane: Le 23/07/2026 à 17:04 | MAJ à 23/07/2026 à 17:17
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Publié : Le 23/07/2026 à 17:04 | MAJ à 23/07/2026 à 17:17
Par : Dooshina Appigadu

La Financial Crimes Commission (FCC) affirme que les convocations adressées à trois anciens membres du gouvernement s’inscrivent dans le déroulement normal de l’enquête sur l’attribution, en juin 2023, d’un contrat de fourniture de carburant à Mercantile and Maritime Co. Ltd. (MMG). L’organisme rejette toute accusation d’agenda politique et précise que les auditions ont été reportées à la demande des représentants légaux des personnes concernées.

La Financial Crimes Commission (FCC) a réagi, ce jeudi 23 juillet, aux interrogations entourant son enquête sur l’attribution par la State Trading Corporation (STC) d’un contrat de fourniture de carburant à Mercantile and Maritime Co. Ltd (MMG), en juin 2023.

Dans un communiqué, la commission indique que l’évolution des investigations, ainsi que les éléments recueillis lors des auditions, l’ont conduite à examiner le rôle présumé de plusieurs anciens responsables gouvernementaux dans le processus d’attribution de ce contrat.

Trois anciens membres du gouvernement ont ainsi été convoqués le 20 juillet : l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth, l’ancien Attorney General, Maneesh Gobin, et l’ancien ministre du Transport, Alan Ganoo. Selon la FCC, ces convocations visent à recueillir leurs déclarations sur leurs responsabilités présumées dans cette affaire.

La commission souligne que 53 personnes ont déjà été entendues, en qualité de témoins ou de suspects. Elle précise également que ce type d’enquête, comportant des ramifications internationales, nécessite du temps.

Les trois anciens dirigeants devaient initialement se présenter devant la FCC ce jeudi 23 juillet. Leurs représentants légaux ont toutefois informé la commission, hier, qu’ils ne seraient pas disponibles à cette date. Leur comparution devrait ainsi avoir lieu au cours de la semaine prochaine.

Face aux allégations de calendrier politique, la FCC affirme agir « en toute indépendance », quel que soit le dossier traité. Elle soutient que la période choisie pour les auditions s’explique à la fois par l’avancement de l’enquête et par le report sollicité par les avocats des personnes concernées.

La commission rejette ainsi « avec la plus grande fermeté » toute insinuation selon laquelle ses actions seraient guidées par des considérations partisanes.