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Keshinee: Le 08/07/2026 à 08:29 | MAJ à 08/07/2026 à 08:33
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SIC
Publié : Le 08/07/2026 à 08:29 | MAJ à 08/07/2026 à 08:33
Par : Dooshina Appigadu

Le projet Smart City de Yihai à Domaine Les Pailles revient au cœur de l’actualité parlementaire. Dans une réponse à la députée Joanna Bérenger, le Premier ministre Navin Ramgoolam a fait état de plusieurs manquements autour de ce projet lancé avec la State Investment Corporation (SIC).

Selon les informations communiquées au Parlement, la SIC avait conclu, en août 2015, un accord avec Yihai International Investment Management Limited, une société contrôlée par Li Hai, ressortissant chinois. Une compagnie locale, Yihai Investment Limited, avait ensuite été créée pour développer le projet Smart City.

La contribution de la SIC comprenait 97 arpents de terrain, ainsi que les bâtiments existants de Domaine Les Pailles, dont cinq restaurants et leurs infrastructures. Le tout était évalué à Rs 573,7 millions, représentant 49 % du capital de Yihai.

De son côté, le partenaire privé devait apporter environ Rs 1,2 milliard, en argent, matériaux et équipements. Or, selon le gouvernement, seulement Rs 440 millions ont été injectées jusqu’ici. Le Premier ministre a qualifié cette situation de « major red flag ».

Le projet initial prévoyait 135 villas, 1 029 appartements, une tour de bureaux, un bâtiment commercial, une école, un hôtel, une clinique, un club-house et deux bâtiments de service. Mais à ce jour, seules quatre villas et un bloc de 29 appartements auraient été achevés.

Le gouvernement évoque également des retards importants, l’absence de comptes audités depuis 2019, des problèmes de gouvernance, des frais impayés et le non-respect de certaines conditions du certificat Smart City.

L’Economic Development Board (EDB) a déjà procédé à une évaluation complète du projet. L’EDB envisage désormais de révoquer le certificat Smart City accordé à Yihai. Toutefois, cette décision n’est pas automatique. L’organisme doit d’abord évaluer les risques juridiques, financiers, réglementaires et liés à l’investissement, afin de ne pas porter préjudice aux intérêts de la SIC.

Le dossier a aussi été référé à la Financial Crimes Commission (FCC) qui enquête notamment sur des allégations de fraude, de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Une ordonnance de gel a aussi été émise concernant certains comptes bancaires et actifs liés au dossier.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un dossier sensible, impliquant des actifs publics importants, des terres de grande valeur et un site historique national.