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Sahil Jeemon: Le 11/07/2026 à 08:44 | MAJ à 11/07/2026 à 08:46
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Publié : Le 11/07/2026 à 08:44 | MAJ à 11/07/2026 à 08:46

Le Domestic Abuse Bill a été adopté sans amendement par l’Assemblée nationale, ce vendredi 10 juillet 2026. Lors de son summing-up, la vice-Première ministre et ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie, a insisté sur le renforcement de la protection des victimes et sur la nécessité d’un changement des mentalités.

La ministre Arianne Navarre-Marie est notamment revenue sur les demandes de Protection Order retirées par les victimes. Entre 2023 et mai 2026, près d’une demande sur quatre a fait l’objet d’un retrait. « Ce retrait ne signifie que trop rarement que le danger a disparu », a-t-elle averti.

La nouvelle loi prévoit que ces dossiers soient transmis par la police au bureau du Directeur des poursuites publiques. Le DPP pourra demander l’ouverture d’une enquête avant qu’une affaire ne soit classée.

Arianne Navarre-Marie a également précisé que deux membres additionnels du Coordinating Panel seront issus de la société civile, notamment des ONG. Des représentants de l’Assemblée régionale de Rodrigues pourront aussi être associés au dispositif. Le panel se réunira au moins deux fois par an, mais aussi souvent que nécessaire.

Autre mesure importante : l’introduction des Exclusion Orders. Désormais, l’auteur des violences pourra être contraint de quitter le domicile, au lieu d’obliger la victime à partir avec ses enfants. Le comportement de l’agresseur pourra aussi être réexaminé tous les trois mois.

La ministre Navarre-Marie a annoncé des recrutements au sein de son ministère, des formations spécialisées pour les Enforcement Officers ainsi qu’une allocation additionnelle de Rs 10 millions pour le fonctionnement du Half Way Home. Des consultations seront également engagées concernant la création d’un refuge à Rodrigues.

En cas de non-respect répété d’une ordonnance, une troisième condamnation pourra entraîner jusqu’à dix ans de servitude pénale.

Arianne Navarre-Marie a toutefois rappelé que « la loi, à elle seule, ne saurait mettre fin à l’abus domestique ». Elle a appelé les institutions, les ONG, les écoles, les médias et la société civile à agir ensemble pour protéger les victimes et ne plus considérer ces violences comme une simple « affaire de famille ».