Ce drame qui bouleverse l’île suscite de vives réactions parmi les organisations engagées dans la protection des enfants et la lutte contre les violences. Un bébé de seulement sept mois, Adriano Kelyano Perrine, a perdu la vie dimanche dans des circonstances tragiques. Son père, Jean Daniel Perrine, 30 ans, est suspecté dans cette affaire.
Face à cette tragédie, des voix s’élèvent pour réclamer des mesures plus fortes pour protéger les enfants et les familles exposées à la violence, mais aussi pour revoir les mécanismes de prévention et de suivi des personnes à risque.
Vive réaction de Prisheela Mottee, présidente de l’ONG Raise Brave Girls, après ce drame. Si la culpabilité du suspect est établie, elle réclame la peine maximale, pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Elle appelle également à revoir et à renforcer les mécanismes de protection des enfants et des mères victimes ou exposées à la violence.
Prisheela Mottee plaide ainsi pour la mise en place de mécanismes permettant un suivi strict des personnes sortant de prison et ayant des antécédents de violence, ainsi qu’une meilleure protection de leurs proches.
De son côté, l’Ombudsperson for Children, Aneeta Ghoorah, rappelle l’importance des lanceurs d’alerte, des voisins et des proches lorsqu’ils constatent qu’un enfant pourrait être en danger. Mais selon elle, dans ce cas précis, la situation va au-delà d’un simple mécanisme de protection de l’enfance.
La tragédie de Roche-Bois relance ainsi les interrogations sur la détection des situations à risque, la protection des enfants et le suivi des personnes présentant des antécédents de violence.