Le Premier ministre sortant Robert Golob a revendiqué dimanche soir un succès étroit aux élections législatives en Slovénie, dans un scrutin très disputé face à l’ancien chef du gouvernement Janez Janša. Selon les résultats quasi définitifs, le Mouvement pour la liberté de Golob obtient 28,6 % des voix et 29 sièges, devançant de peu le Parti démocratique slovène (SDS) de Janša, crédité de 28 % et 28 élus. La participation a été particulièrement élevée, proche de 70 %, témoignant de l’engagement des électeurs.
Dans un message adressé à ses partisans à Ljubljana, Robert Golob a insisté sur l’importance de la confiance citoyenne et annoncé l’ouverture de consultations avec toutes les forces parlementaires pour former une coalition. Il a reconnu que ces négociations pourraient prendre du temps, dans un contexte où aucun bloc ne détient la majorité absolue.
Janez Janša a dénoncé des problèmes techniques lors du dépouillement et a annoncé son intention de vérifier l’ensemble des résultats, critiquant le manque de transparence et exprimant ses doutes sur la stabilité du futur gouvernement. Plusieurs partis de taille moyenne pourraient jouer un rôle déterminant dans l’équilibre politique. Le mouvement europhobe Resnica, avec ses quelques sièges, pourrait devenir un acteur clé pour le prochain exécutif, mais son profil populiste et anti-système soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la coalition.
Durant la campagne, Robert Golob a bénéficié de mesures sociales populaires, notamment la hausse des pensions, et d’un contexte international favorable à son discours. À l’inverse, Janez Janša, souvent perçu comme proche de Donald Trump et du dirigeant hongrois Viktor Orbán, a mis en avant un programme axé sur le retour aux « valeurs traditionnelles », la réduction du financement de certaines ONG et une réforme du système de santé.