
Grâce à la déposition de Neemalen Gopal, la Financial Crimes Commission (FCC) aurait établi que certains documents saisis à la Mauritius Investment Corporation (MIC) seraient des faux et constitueraient une misérable tentative pour camoufler l’affaire des Rs 300 m payées en excès à Armand Apavou.
Tout commence en décembre 2022, lorsque la MIC reçoit une proposition d’Armand Apavou pour vendre ses parts dans l'hôtel East Coast Hotel Investment Ltd. Après une analyse approfondie, l’Investment Committee et les analystes de la MIC recommandent l’acquisition, mais avec des conditions claires. Le montant maximal pour l'achat de 1 596 parts était fixé à Rs 2,1 milliards.
Cependant, le dossier ne sera pas approuvé immédiatement. Il aurait fallu alors attendre février 2024 pour que le Board de la MIC approuve enfin l'acquisition, toujours sous la condition que le montant reste à Rs 2,1 milliards, comme le stipule le procès-verbal. Un mois après cette approbation, un élément crucial est mis à jour. La FCC, lors de l’enquête en cours, révèle qu’un deuxième procès-verbal, visiblement falsifié, a été utilisé pour justifier un paiement bien plus élevé.
Au lieu des Rs 2,1 milliards initiales, ce document falsifié mentionne un montant de Rs 2,4 milliards, soit une différence de Rs 300 millions. Les enquêteurs ont constaté plusieurs irrégularités dans ce second procès-verbal. Par exemple, le chiffre de Rs 3 milliards mentionné dans le premier PV, en tant que valeur estimée de l'hôtel, a mystérieusement disparu. De plus, le deuxième PV ne fait aucune mention de la proposition originale faite en décembre 2022, un détail pourtant important dans le dossier.
Les autorités se demandent maintenant pourquoi ce document falsifié a servi à autoriser le paiement de Rs 2,4 milliards à Apavou, bien au-delà de l’accord initial. De plus, une autre question se pose : un membre important du Board aurait signé ce deuxième procès-verbal alors qu’il n’était pas présent lors de la réunion. S'agit-il d'une fausse signature ?
L'enquête se poursuit et des questions cruciales se posent. Qui est responsable de la falsification de ces documents ?