La crise au Moyen-Orient franchit un nouveau cap critique. Les tensions entre les États-Unis, alliés à Israël, et l’Iran se concentrent désormais autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Au centre de cette confrontation, un ultimatum lancé par Donald Trump : le président américain a sommé Téhéran de rouvrir le détroit sous 48 heures, faute de quoi les États-Unis menacent de frapper des infrastructures énergétiques iraniennes, notamment des centrales électriques.
Depuis le début du conflit fin février, le trafic maritime dans le détroit s’est quasiment effondré. La circulation des navires a chuté de manière spectaculaire, perturbant fortement les marchés énergétiques mondiaux et provoquant une flambée des prix du pétrole. L’Agence internationale de l’énergie évoque une crise sans précédent depuis les chocs pétroliers des années 1970, avec des millions de barils retirés du marché et des conséquences économiques globales déjà visibles.
Face aux menaces américaines, l’an adopte une posture de défi. Les autorités iraniennes avertissent qu’en cas d’attaque contre leurs installations, elles fermeront totalement le détroit et viseront des infrastructures énergétiques dans toute la région, y compris celles liées aux intérêts américains. Téhéran a également intensifié ses frappes contre Israël, tandis que les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la zone, faisant craindre une confrontation directe de grande ampleur. Au-delà du théâtre régional, l’impact se fait déjà sentir à l’échelle internationale. Les marchés financiers vacillent, les prix de l’énergie grimpent, et de nombreuses économies dépendantes des importations pétrolières se retrouvent sous pression.