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Yudhisen Mardaymootoo: Le 13/03/2026 à 20:49 | MAJ à 13/03/2026 à 20:49
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Publié : Le 13/03/2026 à 20:49 | MAJ à 13/03/2026 à 20:49
Par : Dooshina Appigadu

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris ce vendredi 13 mars pour une visite marquée par un message clair de soutien européen à l’Ukraine, malgré les tensions internationales liées à la guerre au Moyen-Orient.

Après sa rencontre officielle avec le président français Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky a pris part à une conférence de presse conjointe avec son homologue.

À cette occasion, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que la crise au Moyen-Orient ne détournerait pas l’attention des alliés de Kiev. « Cette visite du président Zelensky revêt pour moi une importance toute particulière. Elle me permet de souligner avec force que rien ne nous détournera de l’Ukraine. (…) Notre soutien ne faiblira pas », a déclaré le chef de l’État français.

Le président français a également affirmé « avec force et clarté » que l’engagement de l’Union européenne d’accorder un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine serait respecté. « Si des désaccords s’expriment, c’est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui ont été faites et les engagements politiques qui ont été pris par tous en décembre », a-t-il souligné.

Cette déclaration vise notamment le blocage des décaissements par la Hongrie. Budapest réclame en effet que l’Ukraine rouvre rapidement l’acheminement de pétrole russe vers son territoire via l’oléoduc Droujba, endommagé selon les autorités ukrainiennes lors d’une frappe russe.

De son côté, Volodymyr Zelensky a estimé que la Russie profitait du contexte international pour renforcer ses ressources. « La Russie reçoit de nouvelles ressources supplémentaires grâce à la déstabilisation du monde », a-t-il affirmé, évoquant notamment la hausse des prix du pétrole et l’assouplissement partiel des sanctions américaines. Selon lui, cette situation « n’aide pas la paix », appelant à « maintenir la pression » sur Moscou.

Une position partagée par Emmanuel Macron. « Les États-Unis ont acté des dérogations » sur certaines sanctions, a-t-il rappelé, précisant que « pour ce qui est des Européens et de la France, la position commune est de les maintenir ».