À la suite du Symposium national sur l’abandon familial, tenu le 13 mai 2026 à la Municipalité de Port-Louis, l’ONG Fam An Mars (FAM) annonce la finalisation de sa Charte nationale contre l’abandon familial.
Achevé en juin 2026 après une phase de consultation avec plusieurs parties prenantes, ce document se veut une référence pour mieux encadrer les enjeux liés à l’abandon familial à Maurice. Il place la protection de la famille, de l’enfant et de la dignité humaine au cœur des priorités sociales et institutionnelles.
Le symposium avait réuni des représentants du gouvernement, de la magistrature, des institutions religieuses, de la société civile ainsi que des citoyens engagés. Les témoignages de survivantes, dont Rachel Ah Poa, Sylviane Brunchault, Reshmee Boodhram et Zafirah Boodhoo, avaient mis en lumière les conséquences humaines, sociales et psychologiques de l’abandon familial.
La Charte propose plusieurs réformes, notamment la reconnaissance du mariage comme un contrat civil de responsabilité et de dignité, la création d’une Unité nationale de protection familial, un programme obligatoire de préparation au mariage, ainsi que le renforcement des mécanismes liés aux pensions alimentaires, à la protection de l’enfance et à la prise en charge des familles vulnérables.
Le document aborde également l’abandon des personnes âgées, avec des mesures visant à renforcer leur protection et leur dignité.
La Charte a été remise à plusieurs autorités, dont la Deputy Prime Minister Arianne Navarre Marie, l’Attorney General Gavin Glover et le président de la République, Dharambeer Gokhool.
Pour FAM, l’abandon familial ne doit plus être considéré comme une affaire privée, mais comme une question nationale touchant à la justice sociale, à l’égalité et à la stabilité du pays.